Le reischiki (étiquette à respecter )
Sans le reischiki il n'est point de pratique
En entrant dans le dojo (lieu de pratique), nous pénétrons dans un univers différent
Un endroit où l'on étudie l'enseignement du fondateur.
Nous sommes tour à tour attaquant et attaqué, travaillant à plusieurs dans un espace limité et cela plusieurs fois par semaine,
certainement pendant plusieurs années, le dojo est donc une micro-société qui possède ses propres règles, héritées du Japon
traditionnel.
- C'est grâce au respect de l'étiquette que nous pouvons pratiquer en toute sécurité et que nous pourrons progresser tous
ensemble.
- Les règles régissant le fonctionnement d'un dojo sont nombreuses.
Il vous sera demandé de les comprendre afin de pouvoir les respecter.
- Votre enseignant est là pour vous y aider. le dojo doit être pour chacun un univers de sincérité, de modestie, de respect et
de camaraderie.
- Vous devez par respect pour vos partenaires faire preuve d’une bonne hygiène, en ayant un keikogi (« kimono ») propre et
en bon état, en vous lavant au minimum les mains avant l’entraînement, en prenant une douche ou en vous lavant les pieds au
besoin, en entretenant vos ongles propres et pas trop longs.
• Le port des bijoux et accessoires est à proscrire, il peut être dangereux.
• Afin de vous rendre des vestiaires au tapis, il est préférable d’utiliser des « zooris » que vous alignerez sur le bord du
tatami pendant la pratique.
• Saluez en direction du portrait du fondateur en rentrant dans le dojo et en le quittant, faites de même en montant sur le
tatami.
° Rangez correctement votre sac et vos chaussures afin qu’ils ne gênent pas, plutôt sous les bancs pour l’harmonie du dojo.
• Le dojo est nettoyé régulièrement par l’équipe des gardiens. Pourtant, chacun est responsable de la propreté, si vous êtes en
avance et que vous remarquez un détail, n’hésitez pas à y remédier.
• Vous pouvez accéder au dojo et vous préparer physiquement et mentalement à la pratique dès que vous arrivez. Respectez le
calme qui y règne, soyez silencieux. Dès que vous pressentez l’imminence du salut, installez vous en ligne en seiza. Si vous êtes
le premier asseyez vous au centre pour que les autres aient un repère pour se placer. Conservez un espace suffisant entre
vous et vos voisins. Au besoin, faites une deuxième ligne.
• L’entraînement commence et se termine par une cérémonie formelle, le salut. Il est essentiel d’arriver à l’heure afin de
pouvoir y participer. Cependant, si vous arrivez en retard, vous devez attendre sur le bord du tapis jusqu’à ce que l’enseignant
vous fasse signe de vous joindre aux autres. Effectuez alors le même salut en seiza que vous auriez fait si vous aviez été à
l’heure, vers le mur d’honneur puis vers l’enseignant. Veillez à ne pas perturber la pratique !
• Afin d’être disponible à chaque instant, utilisez le seiza (voir ci-après) vous ne devez pas vous adosser aux murs. Evitez
également de tourner le dos au mur d’honneur, notamment lorsque vous pliez votre hakama.
• Si pour une raison urgente, vous devez vous adresser à l’enseignant, allez vers lui, ne l’appelez pas, saluez le avec respect et
attendez qu’il soit disponible, ne quittez pas le tapis sans lui en référer.
• Quand le professeur montre une technique, vous devez rester assis en seiza, écouter les consignes et regarder
attentivement. Dès la fin de la démonstration, vous pouvez saluer un partenaire et commencer à travailler.
• Dès que le professeur annonce la fin d’un exercice, saluez votre partenaire et rejoignez les autres pratiquants assis en ligne
ou autour de lui en seiza.
• Quand le professeur vous montre un mouvement en particulier pendant le cours, mettez-vous en seiza et regardez
attentivement, puis saluez-le. Procédez de la même manière, d’un commun accord avec votre partenaire, lorsque vous n’avez
pas compris un mouvement et que l’enseignant est en train de l’expliquer à un autre pratiquant.
• Les exercices et les techniques se pratiquent le plus souvent à deux. Si un pratiquant se retrouve seul, conviez-le à travailler
avec vous, même si vous avez déjà un partenaire. Les exercices s’effectuent alors à tour de rôle. Ne restez donc pas debout
sur le tapis sans travailler. S’il le faut,restez en seiza à un endroit où vous ne gênez pas les autres pratiquants, dans un coin ou
près du mur (sans vous y adosser).
• Vous êtes là pour expérimenter, non pour imposer vos idées aux autres. Parlez donc le moins possible ! Ne discutez jamais à
propos de la technique et évitez de corriger votre partenaire, surtout si vous n’avez pas encore de grade Dan (ceinture
noire). Respectez les pratiquants plus anciens ou plus gradés.
• Le dojo est le lieu d’étude de la voie, pas un simple gymnase. Pensez Y !
Seiza:( littéralement « assise correcte »)
Est un mot japonais qui décrit la forme correcte de la position assise propre à la culture traditionnelle japonaise.
Pour se mettre en seiza, un genou doit se mettre au sol puis l'autre. En règle générale, c'est le gauche qui est posé en premier
lieu, les hanches descendant vers le sol, on vient alors s’asseoir sur ses talons, en veillant à respecter le prolongement de l’axe
« tibia - pied » afin de limiter les contraintes sur les chevilles. Soit les gros orteils des deux pieds sont en contact, soit le
pouce gauche est posé sur le droit. Dans la pratique de l’Aïkido, il convient de trouver une bonne assise du bassin, sans
exagérer l’écart. Le dos reste droit, mais ni rigide, ni bloqué pour permettre une assise longue et confortable. Le menton est
très légèrement rentré. Il convient de rechercher la verticalité tout en respectant les courbures naturelles
de la colonne vertébrale. Une petite sensation d’étirement est perçue à partir du sommet du crâne. Une horizontale peut-être
également subtilement ressentie par une très légère sensation d’ouverture au niveau du cœur créée par un très léger
rapprochement des omoplates. Les paumes de main sont posées à mi-hauteur sur les cuisses avec les doigts orientés vers
l’intérieur sans pour autant que les coudes se soulèvent.
Cette position permet un relâchement des épaules et une bonne circulation de l’énergie dans le corps.
Le seiza doit permettre d’expérimenter une posture dynamique sans aucune raideur par un empilement optimal et naturel des
vertèbres. Mais comme il l’a été dit précédemment, ce n’est pas une position de torture !! Si c’est trop difficile dans les
débuts, mettez vous en tailleur en dehors des moments de salut.
Progressivement augmentez la durée de votre seiza.
Ali Amrani
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