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  • Le choix d'un kobudo

    Le 05/11/2009 à 17:07sens de la pratiqueCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Pourquoi choisir une pratique martiale

    Les disciplines martiales classiques sont issues du japon et peu de gens acceptent l'austérité d'une telle étude. La majorité de

    ceux qui s'y risquent réalise plus au moins tôt que le kobudo choisi ne correspond pas à leurs aspirations.

    En effet, d'une manière générale, les néophytes ne trouvent pas dans l'étude du kobudo, une réponse directe à leurs

    questions. La solution véritable se trouve dans une dimension qu'ils ignorent encore, une dimension plus profonde et plus

    globale.A première vue, le kobudo ne semble correspondre à aucune des motivations qui suivent. Seul un temps d'expérience

    suffisant apporte la preuve du contraire. En effet, une étude en profondeur du kobudo permet à chacune de ces motivations

    de trouver son aboutissement.


    L'auto défense


    L'auto défense est une des motivations que l'on rencontre le plus souvent chez un néophyte, qu'il en soit conscient ou non.

    A première vue, la pratique d'un kobudo semble être un moyen peu sûr et très lent de satisfaire à cette motivation.

    Pas de botte secrète mais des formes pré arrangées, un enseignement qui met plutôt l'accent sur l'attitude mentale que sur

    les aspects techniques et physiques. Il parait que le tir au pistolet et l'étude de combat de rue sont plus appropriés.

    Cependant, si l'on regarde de plus près, la véritable auto défense est une attitude qui ne laisse pratiquement aucune place à la

    violence.

    A quoi sert une excellente technique si l'on est affecté d'un caractère méprisant, susceptible et violent qui mènent

    irrémédiablement à des situations de conflit ? Cette attitude que tout kobudo encourage, consiste à connaître sa place, à

    respecter autrui, d'une manière naturelle et non par rapport à un titre ou une position, à pratiquer la tolérance tout en se

    soumettant à une discipline personnelle sévère mais librement et joyeusement consentie. Cette attitude , dont découlent une

    sérénité et un caractère
    équilibré, ne peut que difficilement mener à un conflit ouvert.

    Le sport

    L'activité sportive est également une motivation courante

    A première vue,pour qu'une discipline classique deviennent physiquement assez éprouvante pour satisfaire un individu en

    manque d'exercice,il faut un apprentissage de plusieurs années alors que le premier entraînement de gymnastique ,de

    natation, de cyclisme le gratifiera des plus belles courbatures

    Et pourtant d'une manière globale, la pratique , d'un cobudo exige d'un individu qu'il se forge un physique polyvalent ,alliant la

    rapidité et la puissance, ses articulations et sa musculation doivent à même d'absorber des chocs aussi imprévus que

    soudain .seule une parfaite coordinations de tous ces mouvements peut assurer la précision de ses geste . de plus une nutrition
    équilibrée et de sérieuses notions de respiration sont nécessaires

    L'haltérophile accompli ,par exemple se montrera excellent à soulever des poids étonnants ,mais physiquement il n'exercera

    que cela .Il sera puissant et souple mais manquera ,en comparaison ,de rapidité dans ses déplacements

    Le pratiquant cobudo la performance à la polyvalence

    La confiance en soi


    C’est aussi une motivation courante qui n’est en fait pas très différente des précédentes

    A première vue l’absence de compétition  dans la pratique du kobudo excluant la satisfaction du mérite sportif , des

    médailles  et des titres ,il ne reste que peu de choses pour se confectionner une couronne de lauriers .

    La forme pré arrangée (le kata ) ne permet ni  n’encourage l’intensité qu’on trouve en compétition ,frustrant du même

    coup le pratiquant du kobudo de ce sentiment si enivrant que donne la victoire et la certitude d’avoir été le plus fort


    Le désir de faire partie d’un groupe

    La recherche d’une identité à travers l’appartenance à un groupe est une motivation qui peut renforcer les précédentes

    La fréquentation d’un groupe de personnes  dont  l’ambition tend à se limiter à des exercices  pénibles et une auto discipline

    austère n’est pas, de  prime abord, très encourageante .Les excès d’alcool de fumée ou d’autres plaisirs nuisibles à la santé

    physique et mentale n’y sont guère  encouragés .Consacrant le plus clair de leurs loisirs à leur entrainement , ces gens  n’ont

    que peu de temps de libre .rompus par leurs efforts ,ils  préfèrent souvent le calme et le repos aux folles soirées entre

    copains si amusantes soient elles.

    Il faut pourtant admettre  que le liens qui unissent les pratiquants d’une discipline martiale sont d’une nature peu

    ordinaire .Renforcés par la  sévérité d’une expérience commune, ces liens sont un peu semblables à ceux qui se tissent entre

    compagnons d’armes, alpinistes ,ou marins , très  concerné par le combat contre leur propre égo et habitués à chercher une

    dimension globale pour toutes choses, les pratiquants de budo sont , en  général , des gens d’un abord bienveillant .leur besoin

    d’élever constamment le débat en fait des personnes intéressantes et enrichissantes

     

     

     

    L’intérêt culturel

     

    Cette dernière motivation est évoquée par ceux qui sont attirés par le coté intellectuel et culturel du kobudo que par le coté

    physique et technique

    A première vue il semble évident que la pratique du kobudo est une méthode astreignante et compliquée


    Pour acquérir des connaissances culturelles sur le Japon .il semblerait que des films des conférences ou des lectures sur le

    sujet fourniraient une information plus globale et plus facilement assimilable


    Toutefois si l’intérêt culturel ne consiste pas  à une absorption superficielle d’information mais tends plutôt à une recherche

    en profondeur des éléments d’une culture différente, alors la meilleure méthode n’est elle pas de s’imprégner de la mentalité

    des japonais d’autrefois en refaisant aujourd’hui les mêmes gestes qu’eux


    On vient de le voir l’étude d’un kobudo provoque chez l’individu un processus intérieure de changement d’attitude qui va bien

    au-delà des ses motivations initiales


    Ce processus se nourrit de ce qu’on appelle dans le domaine du kobudo des notions .C’est autant de serrures à ouvrir avec la

    seule clé qui soit possible : le travail sur soi


    Comme ces serrures sont indépendantes, la porte du do ne s’ouvrira que lorsqu’elles sont toutes débloquées


    Le kobudo est la pratique codifiée et symbolique du combat véritable dont l’issue, qui était la suppression de l’un  des

    adversaires, est devenu la suppression de l’égo de l’un et de l’autre  pour reprendre les mots de Me Draeger << les notions de

    budo métaphysiquement parlant permettent d’acquérir  une compréhension de l’existence entière à travers un segment de

    vie ,une sphère d’activité personnelle dans laquelle peut etre ressentie et expérimentée la cadence de la nature .Les formes en
    do (kobudo) entende transferer une attitude envers la vie , du particulier à l’absolu >>   

     

     

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